La participation des musulmans aux "attitudes apparentes" des mécréants en dehors des pays d'Islam

L'article du magazine "Le Point", intitulé "Tareq Oubrou : « Le musulman ne doit pas s'exposer »" m'a interpellé pour plusieurs raisons.




Il faut admettre que Tareq Obrou est allé très loin dans la permissivité et l'à-plat-ventrisme, jusqu'à préconiser de construire une "doctrine propre" qui puisse répondre à la situation des musulmans en France.



Sans oublier une référence à Ibn Taymiyya totalement en contradiction avec sa vision.





A ce propos, Romain Caillet estime, pour sa part, que Mohammed Louizi, ancien membre de Frères Musulmans, "...donne une traduction plus complète de la citation d'Ibn Taymiyya sur laquelle s'appuie Tareq Oubrou". (Notons au passage que Mohammed Louizi avait considéré Tareq Obrou, dans un article supprimé de son blog, comme étant "l'Escobar de l'islamisme")



De quoi étayer, comme le fait remarquer Romain Caillet avec raison, les accusations de double discours dirigée à l'encontre de Tareq Obrou.



Traduttore Tradittore

Ni Obrou ni Louizi n'ont respecté fidèlement la pensée d'Ibn Taymiyya à propos de la participation des musulmans aux "attitudes apparentes"
des mécréants hors des pays d'Islam (Dar Al Harb). Car il faut reconnaître que le concept de "الهدي الظاهر" est difficilement traduisible.


Nous sommes en présence de deux visions encore plus extrémistes et caricaturales que celle qui a prévalu du temps de Ibn Taymiyya entre le XIIIe et le XIVe siècles.

Il y a d'abord Obrou qui incite les musulmans à adopter le comportement et le mimétisme des caméléons d'une part, et ensuite Louizi qui érige les musulmans en véritables espions chargés de collecter des renseignements et donc d'intelligence avec des pays "musulmans" d'autres part.

Précisons que le concept de Dar Al Harb est devenu totalement obsolète et dépassé à notre époque, dans la mesure où les musulmans ne sont pas en guerre contre les nationaux des pays d'accueil, du moins les musulmans qui choisissent de s'y établir pacifiquement.

Par conséquent, citer Ibn Taymiyya est totalement hors de propos. Surnommé Cheik Al Islam, Ibn Taymiya prescrivait cette participation aux attitudes apparentes lorsqu'elle s'inscrivait dans l'intérêt religieux, notamment le prosélytisme; ou lorsqu'elle permettait de prendre connaissance d'affaires secrètes et cachées en vue d'en informer les musulmans; ou d'éviter tout préjudice à l'encontre des musulmans; ainsi que toutes autres bonnes intentions.

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